Les risques de situations d’urgence et de catastrophes peuvent sembler lointains, mais nombreux sont ceux qui se souviennent de la pandémie de H1N1 de 2009, de l’éclosion de SRAS de 2003 et de la tempête de verglas de 1998. Ces évènements ont durablement mis de l’avant l’importance d’une bonne préparation à ce genre de situations d’urgence.

Découvrez les méthodes de gestion des urgences et la façon dont nous pouvons nous assurer que Cornwall est une collectivité à l’épreuve des catastrophes.

 Préparez-vous dès maintenant : découvrez comment
 
 Étape 1 : Informez-vous

Une intervention d’urgence commence au niveau individuel et se poursuit aux échelons de la collectivité, du gouvernement provincial puis du gouvernement fédéral.

La gestion des urgences est véritablement un effort collectif. Aidez-nous à garantir la résilience aux catastrophes de la ville de Cornwall : préparez-vous dès maintenant.

Commencez par vous renseigner sur les risques auxquels votre collectivité est exposée (identification des dangers et évaluation des risques). Une bonne connaissance de ces risques vous aidera à établir un plan en conséquence. Prenez soin d’explorer les différentes polices d’assurance couvrant ces risques. Soyez prêt : préparez une trousse de survie pour votre famille dès aujourd’hui. Découvrez comment. Certains risques auxquels Cornwall est exposé, tels que les inondations et les séismes, ne sont pas pris en charge par toutes les polices d’assurance-habitation. Réfléchissez à la façon dont votre famille peut parer à chaque risque.

Tenez-vous ensuite au fait des plans d’urgence et d’évacuation de l’école ou du service de garde de vos enfants. Assurez-vous qu’ils disposent de vos coordonnées à jour.

Renseignez-vous sur le plan d’urgence en vigueur sur votre lieu de travail. En cas d’urgence, quel serait votre rôle?

Posez des questions : restez informé

 Étape 2 : Établissez un plan
Plan de préparation des mesures d’urgence. Vous pouvez vous préparer davantage en prenant quelques mesures simples. Préparez-vous dès aujourd’hui. Consultez la page Ontario.ca/beprepared pour préparer un plan d’action.

Préparez un plan d’urgence familial. Un plan d’urgence familial vise à garantir votre autonomie pendant au moins 72 heures. Prévoyez les éléments suivants :

Une personne-ressource résidant dans une autre région, que chaque membre de la famille peut appeler en cas d’urgence. Cette personne peut aider les membres de votre famille à rester en contact et à se retrouver si elles sont séparées. Prenez soin de choisir quelqu’un qui vit suffisamment loin pour ne pas être affecté par la même catastrophe.

Un hébergement temporaire pour votre famille : il peut s’agir de la maison d’un ami, d’un membre de votre famille ou d’un hôtel où vous pourriez vous installer pour quelques jours en cas d’évacuation.

Un hébergement temporaire pour vos animaux de compagnie. Si les solutions d’hébergement temporaires énumérées précédemment interdisent les animaux, prévoyez autre chose pour vos animaux de compagnie, un chenil ou la Société de protection des animaux de l’Ontario (SPAO), par exemple. Souvenez-vous : il n’est pas certain que les membres de votre famille, vos amis, les refuges d’urgence et les hôtels acceptent les animaux.

Incluez toutes les coordonnées importantes dans votre plan d’urgence familial (numéros d’urgence locaux, personnes-ressources en-dehors de la ville, coordonnées des membres de votre famille, numéros professionnels, numéros des écoles et des services de garde, numéros des lieux d’hébergement temporaire et autres numéros importants).

Votre plan doit inclure des renseignements sur votre santé. Faites des copies de toutes vos ordonnances et indiquez toute allergie médicale.

Imprimez votre plan d’urgence familial et remettez une copie à chaque membre de votre famille, à la personne-ressource résidant hors de la région, à l’école ou au service de garde de vos enfants, affichez une copie à proximité du téléphone de la maison et placez une copie dans votre trousse d’urgence.

 Étape 3 : Préparez une trousse d’urgence

Préparez une trousse d’urgence pour chaque personne. Elle doit durer 72 heures. En cas d’urgence, ce matériel peut vous aider à survivre. Au besoin, il peut garantir votre autonomie pendant au moins trois jours. Les trousses d’urgence doivent être portatives : placez-les dans un sac ou conteneur facile à transporter.

Liste de vérification :

  • lampe de poche et piles
  • radio et piles ou radio à manivelle
  • piles de rechange (pour la radio et la lampe de poche)
  • trousse de premiers soins
  • bougies et allumettes ou briquet
  • clés de voiture supplémentaires et argent liquide
  • documents importants (pièces d’identité, police d’assurance, passeport, cartes de santé et d’avantages sociaux, plan d’urgence familial, etc.)
  • nourriture et bouteilles d’eau (assez pour 72 heures)
  • vêtements et chaussures (adaptés à la saison)
  • couvertures ou sacs de couchage
  • papier hygiénique, matériel de toilette et autres objets personnels
  • médicaments ou liste imprimée des ordonnances
  • sac à dos/polochon (pour placer tous les éléments de la trousse d’urgence)
  • sifflet (pour attirer l’attention au besoin)
  • jeux de cartes ou autres jeux
  • autres objets importants à vos yeux
 Définitions relatives à la gestion des urgences
Ces définitions relatives à la gestion des urgences sont celles utilisées par la province de l’Ontario en matière d’identification des dangers et d’évaluation des risques (2012).

 

Termes Définitions
Aléa Un phénomène, une substance, une condition ou une activité humaine pouvant entraîner des décès, des blessures ou d’autres conséquences sur la santé, des dégâts matériels, la perte de moyens de subsistance et de services, des perturbations sociales et économiques ou des dégâts environnementaux. Cela peut inclure les évènements naturels et ceux d’origine technologique ou humaine, ainsi que les situations réunissant ces cas de figure.
Analyse des risques Le processus d’établissement des priorités des programmes de gestion des urgences à un moment donné, en fonction de la fréquence et des conséquences potentielles de chaque type d’évènement.
Atténuation Les mesures visant à réduire les effets néfastes d’une situation d’urgence ou d’une catastrophe.
Changement climatique Un changement de la situation climatique qui peut être défini (par exemple en procédant à des essais statistiques) en se basant sur une évolution de la valeur moyenne ou de la variabilité de ses caractéristiques, persistant pendant une durée significative, généralement plusieurs décennies au moins. Un changement climatique peut être dû aux processus naturels internes, causé par une force externe, ou lié à des changements anthropogènes persistants dans la composition de l’atmosphère ou l’utilisation des terres.
Code du bâtiment Un ensemble d’ordonnances, de règlements et de normes connexes visant à contrôler certains aspects de la conception, de la construction, des matériaux, des modifications et de l’occupation des structures nécessaires pour assurer la sécurité et le bien-être des personnes, notamment la résistance à l’effondrement et aux dommages.
Collectivité Un terme générique recouvrant aussi bien les municipalités que les Premières Nations.
Conséquence Le résultat d’un évènement ou d’une situation, exprimé en termes qualitatifs et quantitatifs, qu’il s’agisse d’une perte, d’une blessure ou d’un inconvénient (Glossaire, 2011). 
Danger d’origine humaine Les dangers d’origine humaine résultent d’une action ou d’une inaction humaine directe, intentionnelle ou non. Cette catégorie comprend les dangers issus de problèmes d’organisation d’une entreprise, d’un gouvernement, etc.
Danger naturel Les dangers naturels sont ceux qui sont causés par des forces de la nature (parfois appelés « acte de la nature »). L’activité humaine peut déclencher ou empirer le danger (par exemple, la déforestation peut augmenter le risque de glissement de terrain), mais on définira quand même le danger comme une force naturelle.
Déclaration officielle d’une situation d’urgence Une déclaration écrite et signée par le chef du conseil ou le premier ministre de l’Ontario, conformément à la Loi sur la protection civile et la gestion des situations d’urgence. Cette déclaration est généralement motivée par une situation ou le risque d’occurrence d’une telle situation mettant en danger la sécurité ou la santé publique, l’environnement, les infrastructures essentielles, les biens privés ou la stabilité économique. Cette situation doit en outre surpasser les capacités des mesures d’urgence habituelles de la collectivité.
Définition du danger Un processus structuré de définition des aléas liés à une zone particulière, ainsi que de leurs causes et de leurs caractéristiques.
Dégâts environnementaux Les conséquences néfastes d’un aléa sur l’environnement, notamment au niveau du sol, de l’eau, de l’air, de la flore et de la faune.
Dégâts matériels Les conséquences néfastes directes d’un aléa sur les bâtiments, les structures et les biens privés d’autres types.
Effets psychologiques La réaction négative à un aléa d’une collectivité ou d’une partie de cette collectivité engendrée par leur perception du risque. Ces effets peuvent comprendre des réactions humaines telles que l’auto-évacuation, l’hystérie collective, l’accaparement, ainsi que d’autres réactions indésirables.
Effets sociaux Les conséquences néfastes d’un aléa sur les personnes, telles que les décès, les blessures et les évacuations.
Effets sur les infrastructures essentielles          Les conséquences néfastes de l’aléa sur les réseaux d’institutions, de services, de systèmes et de processus interdépendants, interactifs, interconnectés répondant aux besoins humains vitaux, permettant le bon fonctionnement de l’économie, protégeant la sécurité publique, et assurant la pérennité du gouvernement ainsi que la confiance que le public lui porte. 
Évaluation des dommages Une estimation ou une détermination des effets d’une catastrophe sur les personnes, les biens privés, l’environnement, l’économie ou les services.
Évaluation des risques Une méthodologie permettant d’établir la nature et la portée d’un risque en analysant les dangers potentiels et l’évaluation des points de vulnérabilité et des conséquences.
Évaluation L’évaluation et l’interprétation de l’information accessible permettant d’établir une base pour la prise de décisions.
Fréquence La fréquence à laquelle un aléa survient à une intensité pouvant entraîner une situation d’urgence, une catastrophe ou l’interruption d’un service.
Gestion des urgences Des activités organisées et entreprises pour éviter ou atténuer les situations d’urgence réelle ou potentielle, ou bien s’y préparer, y répondre ou s’en remettre.
Gestion exhaustive des urgences Il s’agit d’une approche exhaustive de la gestion des urgences basée sur les risques, incluant la prévention, l’atténuation, la préparation, ainsi que les mesures d’intervention et de rétablissement.
Gravité La portée des perturbations et des dégâts associés à un danger.
Historique du risque Le niveau de risque passé lié au danger. Le niveau de risque peut avoir changé du fait d’évolutions des conséquences, de la fréquence ou de la prévention, de la préparation, de l’atténuation, ou encore des mesures d’intervention et de rétablissement.
Incident Un évènement nécessitant une intervention d’urgence pour protéger la vie, les biens ou l’environnement.
Infrastructures essentielles Les réseaux d’institutions, de services, de systèmes et de processus interdépendants, interactifs, interconnectés répondant aux besoins humains vitaux, permettant le bon fonctionnement de l’économie, protégeant la sécurité publique, et assurant la pérennité du gouvernement ainsi que la confiance que le public lui porte. (En Ontario, les infrastructures essentielles sont réparties en neuf catégories : eau et nourriture, transports, institutions financières, électricité, systèmes de communication, soins de santé, sécurité publique, gaz et pétrole, continuité du gouvernement.)
Intervalle de récurrence La durée moyenne de l’intervalle entre deux occurrences d’un évènement donné.
Intervention La prestation des services d’urgence et de l’aide ou des mesures publiques pendant et immédiatement après un incident afin de protéger les personnes, les biens, l’environnement, l’économie ou les services.
Menace Une personne, une chose ou un évènement potentiellement néfaste.
Municipalité Le terme « municipalité » désigne une zone géographique ainsi que ses habitants.
Plan d’urgence Un plan élaboré et géré pour orienter les mesures d’intervention interne ou externe d’un organisme face à une situation d’urgence.
Préparation Les mesures prises avant une situation d’urgence ou une catastrophe pour garantir l’efficacité de l’intervention. Ces actions comprennent l’élaboration de plans d’intervention d’urgence, de plans de continuité des affaires ou des opérations, de la formation, des exercices, ainsi que de l’éducation et de la sensibilisation du public.
Prévention Les mesures prises pour éviter une situation d’urgence ou une catastrophe ainsi que les effets liés à un aléa.
Programme de gestion des urgences Un programme fondé sur les risques composé d’éléments imposés pouvant inclure la prévention, l’atténuation, la préparation, ainsi que les mesures d’intervention et de rétablissement. 
Répercussions financières/sur les affaires Les conséquences économiques néfastes d’un aléa.
Ressources Il s’agit du personnel et des éléments principaux du matériel, des fournitures et des installations accessibles ou potentiellement accessibles dédiés aux interventions dont le statut est maintenu. Les ressources sont décrites par catégorie et par type. Elles peuvent être attribuées aux capacités opérationnelles ou de soutien. 
Rétablissement Le processus visant à reconstruire une collectivité touchée par une catastrophe de manière à rétablir l’état dans lequel elle se trouvait avant l’évènement.
Risque acceptable Le niveau de pertes qu’une société ou une collectivité juge acceptable au vu des conditions sociales, économiques, politiques, culturelles, techniques et environnementales. 
Risque en cours Le niveau de risque actuel lié au danger.
Risque technologique Les risques technologiques sont des risques liés « à la production, au transport et à l’utilisation de substances telles que des matières radioactives, des produits chimiques, explosifs, inflammables, de technologies modernes ou d’infrastructures essentielles ».
Risque variable Un élément variable de la méthodologie d’identification des dangers et d’évaluation des risques (IDER) permettant d’inclure des renseignements relatifs aux changements de probabilité du risque, ainsi que de la vulnérabilité à ce dernier.
Risque Le produit de la probabilité de l’occurrence d’un aléa et ses conséquences.
Site

L’emplacement géographique d’un incident.

Surveillance et examen La partie du processus d’identification des dangers et d’évaluation des risques (IDER) au cours de laquelle on examine l’IDER et met à jour les données relatives aux probabilités de risque et aux conséquences d’un aléa donné.
Urgence Une situation ou le risque d’une situation représentant un danger majeur et pouvant entraîner de graves blessures ou des dégâts importants causés par les forces de la nature, une maladie ou un autre risque pour la santé publique, un accident ou une action intentionnelle ou non.
Utilisation des terres Le processus entrepris par les autorités publiques pour identifier, évaluer et choisir les différentes possibilités d’utilisation des terres pour contribuer à atténuer ou à éviter les catastrophes en décourageant la construction d’installations d’une importance critique dans des zones à risque.
Vulnérabilité La susceptibilité d’une collectivité, d’un système ou d’un bien aux effets néfastes d’un danger.
Zone d’urgence Une zone géographique dans laquelle une situation d’urgence s’est déclarée ou est sur le point de se déclarer, identifiée, définie et désignée pour bénéficier de mesures d’intervention d’urgence.
 Apprenez à connaître les risques

Le protocole d’identification des dangers et d’évaluation des risques (IDER) de Cornwall a été adopté en mars 2010. Il fait l’objet d’un examen annuel : la dernière révision a été effectuée en décembre 2017. On définit un aléa comme un évènement ou un état physique comportant un danger de mort, de blessure, de dégâts matériels, de dégâts aux infrastructures, de pertes agricoles, de détérioration de l’environnement, de perturbations des affaires, ou de tout autre type de dommage ou de perte.

Pour effectuer cette évaluation, on a commencé par passer en revue 40 dangers majeurs auxquels la province de l’Ontario est exposée. Le bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations d’urgence (BCIGSU) a aussi fourni une définition et une description de chaque aléa. On a procédé à une étude de l’historique des aléas que la ville de Cornwall a connus. Par ailleurs, on a sollicité l’opinion de spécialistes au sujet de l’occurrence de certains aléas malgré l’absence d’occurrences récentes.

Par exemple, bien qu’aucun séisme majeur n’ait touché Cornwall depuis le 5 septembre 1944, la recherche sismologique indique que le risque de tremblement de terre dans la région demeure, car la ville est bâtie à proximité de plusieurs lignes de failles. Dans le sud du Canada, la lente migration de la plaque nord-américaine vers le sud-ouest, à raison de quelques centimètres par an, crée des contraintes suffisantes pour provoquer des séismes le long des failles ou dans les zones de faiblesse, le long du Saint-Laurent, dans la vallée d’Ottawa ou sur la côte de l’Atlantique par exemple (cartes des dangers naturels au Canada – BPIEPC).

Une fois une liste exhaustive des dangers auxquels chaque collectivité est exposée établie, on a établi la probabilité et les conséquences de chaque danger. Enfin, on a créé une grille d’évaluation des risques des collectivités, ce qui a permis d’établir une hiérarchie des risques auxquels la ville de Cornwall est exposée.

Le protocole d’identification des dangers et d’évaluation des risques (IDER) de Cornwall constitue la base du programme de gestion des urgences fondée sur les risques.

 

 Dangers importants pour Cornwall

Les dangers probables comprennent l’exposition à des matières dangereuses due à des accidents lors du transport ou dans des sites fixes, les séismes, les cyberattaques, les inondations, les explosions ou les incendies majeurs, les pluies verglaçantes et les urgences de transport.

Parmi les autres dangers, on peut citer les situations d’urgence relatives à la santé humaine, les tempêtes de neige et les blizzards, les troubles civils, les situations d’urgence sur les approvisionnements d’énergie, les défaillances des infrastructures essentielles, les tornades, les températures extrêmes, ainsi que les situations d’urgence liées au pétrole et au gaz naturel.

 

 Matières dangereuses – Accident de transport

Accident impliquant des matières dangereuses : Le déversement accidentel d’une matière considérée comme étant dangereuse pour les humains, les animaux, la flore ou l’environnement du fait de son caractère explosif, inflammable, combustible, corrosif, oxydant, toxique, infectieux ou radioactif.

Accident de transport : Un accident de transport désigne le déversement d’une matière dangereuse pendant le transport (par voie routière, ferroviaire, aérienne ou marine).

 

Description

De nombreuses matières potentiellement dangereuses sont utilisées au quotidien dans des processus divers. Lorsqu’elles sont correctement conditionnées et entreposées, les matières dangereuses sont relativement stables et inoffensives. Chaque collectivité comporte au moins une installation d’entreposage, de production d’une matière dangereuse, ou qui en utilise une. Ces installations comprennent : les installations de traitement de l’eau, les usines textiles, les boutiques de nettoyage à sec, les usines de produits chimiques et même les écoles. Selon le type de matière dangereuse concernée, elle peut représenter une menace en cas de rupture du conteneur, d’exposition à des températures extrêmes, au feu, à l’eau, ou à d’autres substances dont le contact pourrait entraîner une réaction.

Un accident impliquant des matières dangereuses sur un site fixe ou durant le transport peut être dû à une erreur humaine ou à un dysfonctionnement technique. Les accidents de la route peuvent devenir des accidents de transport de matières dangereuses si l’un des véhicules transporte des matières dangereuses. Dans de rares cas, un déversement peut être causé par une catastrophe naturelle telle qu’une inondation.

Cette classification concerne principalement le transport. Elle est encadrée par la Loi sur le transport des marchandises dangereuses. Les matières dangereuses peuvent être classées dans l’une des neuf catégories suivantes :

Catégorie 1 : explosifs

Catégorie 2 : gaz

Catégorie 3 : liquides inflammables

Catégorie 4 : matières inflammables solides, présentant un risque de combustion spontanée, substances émettant des gaz inflammables au contact de l’eau

Catégorie 5 : substances oxydantes, peroxydes organiques

Catégorie 6 : substances toxiques ou infectieuses

Catégorie 7 : matières radioactives

Catégorie 8 : matières corrosives

Catégorie 9 : substances et produits divers, marchandises dangereuses identifiées comme diverses, certaines marchandises particulières considérées comme dangereuses pour l’environnement, déchets dangereux.

Les facteurs pouvant affecter l’influence des matières dangereuses comprennent : les modifications des procédures de production et d’entreposage, les modifications du matériel, l’ancienneté des technologies et des systèmes de distribution, la densité de la population de la région environnante, la topographie, l’importance du trafic, les conditions météorologiques et le type de matière dangereuse transportée ou entreposée sur un site donné.

La concentration, la dispersion et la variété des matières dangereuses sous forme gazeuse dépendent des conditions atmosphériques. En fonction de la quantité et de la nature des matières relâchées et de la présence d’un bonnet atmosphérique, des vents circulant à une vitesse élevée pourraient disperser le gaz de telle manière qu’il ne représenterait plus un danger ou élargir la zone touchée. Un incendie dans un lieu d’entreposage de matières dangereuses peut créer de la fumée toxique qui pourrait compliquer son extinction. Un incendie peut aussi générer des gaz toxiques.

Les matières dangereuses peuvent avoir divers effets néfastes en fonction de leur nature. Certaines matières peuvent avoir des effets immédiats ou à long terme. Des effets immédiats peuvent par exemple être observés dans le cas de matières inflammables ou corrosives, alors que l’introduction de toxines dans les os ou le sang, ou encore la présence durable d’une matière donnée dans l’environnement, peuvent avoir des effets à long terme. Des matières dangereuses peuvent pénétrer dans le corps humain par absorption (généralement par les yeux ou la peau), ingestion (par voie orale) ou inhalation (en respirant la matière, qui est ensuite absorbée par les poumons).

Plusieurs types de matières de ce genre peuvent être dangereuses sous leur forme solide, liquide ou gazeuse, et parfois les trois. Toutes les matières dangereuses sous forme gazeuse ne peuvent pas être détectées par les humains. Certaines sont incolores et inodores. Les matières dangereuses de ce genre représentent généralement un danger pour les humains en cas d’inhalation. De nombreux types de gaz dangereux (le chlore, p. ex.) sont plus lourds que l’air. Par conséquent, ils s’accumulent dans les zones basses.

Sous forme liquide, les matières dangereuses peuvent s’infiltrer dans le sol ou dans les matériaux de construction poreux tels que le béton. Si la matière est relâchée en quantité suffisante et que sa viscosité est assez basse, il est possible qu’elle puisse migrer à travers le sol et contamine les eaux souterraines et de puits, ce qui pourrait déclencher une situation d’urgence liée à la qualité de l’eau. Les matières dangereuses peuvent aussi s’intégrer aux eaux de ruissellement et contaminer les ruisseaux, les rivières, les mares et les lacs. Les matières inflammables moins denses que l’eau déversées dans des points d’eau peuvent quand même prendre feu. Certains cas ont été documentés dans lesquels des matières dangereuses sont entrées dans les égouts sous leur forme liquide avant de prendre feu, provoquant des incendies souterrains.

Les matières qui sont dangereuses sous leur forme solide le sont souvent en cas de contact ou d’ingestion. Dans la plupart des situations, leurs effets sont nettement inférieurs à ceux des liquides ou des gaz. Toutefois, les matières solides peuvent réagir au contact du feu, de l’eau ou d’autres substances et provoquer une explosion ou une autre réaction indésirable en fonction du type de matière.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Matières dangereuses – Accident sur un site fixe

Accident impliquant des matières dangereuses : Le déversement accidentel d’une matière considérée comme étant dangereuse pour les humains, les animaux, la flore ou l’environnement du fait de son caractère explosif, inflammable, combustible, corrosif, oxydant, toxique, infectieux ou radioactif.

Accident sur un site fixe : Lorsque la matière est relâchée dans un lieu d’entreposage, de production ou d’utilisation.

Description

De nombreuses matières potentiellement dangereuses sont utilisées au quotidien dans des processus divers. Lorsqu’elles sont correctement conditionnées et entreposées, les matières dangereuses sont relativement stables et inoffensives. Chaque collectivité comporte au moins une installation d’entreposage, de production d’une matière dangereuse, ou qui en utilise une. Ces installations comprennent : les installations de traitement de l’eau, les usines textiles, les boutiques de nettoyage à sec, les usines de produits chimiques et même les écoles. Selon le type de matière dangereuse concernée, elle peut représenter une menace en cas de rupture du conteneur, d’exposition à des températures extrêmes, au feu, à l’eau, ou à d’autres substances dont le contact pourrait entraîner une réaction.

Un accident impliquant des matières dangereuses sur un site fixe ou durant le transport peut être dû à une erreur humaine ou à un dysfonctionnement technique. Les accidents de la route peuvent devenir des accidents de transport de matières dangereuses si l’un des véhicules transporte des matières dangereuses. Dans de rares cas, un déversement peut être causé par une catastrophe naturelle telle qu’une inondation.

Cette classification concerne principalement le transport. Elle est encadrée par la Loi sur le transport des marchandises dangereuses. Les matières dangereuses peuvent être classées dans l’une des neuf catégories suivantes :

  • Catégorie 1 : explosifs
  • Catégorie 2 : gaz
  • Catégorie 3 : liquides inflammables
  • Catégorie 4 : matières inflammables solides, présentant un risque de combustion spontanée, substances émettant des gaz inflammables au contact de l’eau
  • Catégorie 5 : substances oxydantes, peroxydes organiques
  • Catégorie 6 : substances toxiques ou infectieuses
  • Catégorie 7 : matières radioactives
  • Catégorie 8 : matières corrosives
  • Catégorie 9 : substances et produits divers, marchandises dangereuses identifiées comme diverses, certaines marchandises particulières considérées comme dangereuses pour l’environnement, déchets dangereux.

Les facteurs pouvant affecter l’influence des matières dangereuses comprennent : les modifications des procédures de production et d’entreposage, les modifications du matériel, l’ancienneté des technologies et des systèmes de distribution, la densité de la population de la région environnante, la topographie, l’importance du trafic, les conditions météorologiques et le type de matière dangereuse transportée ou entreposée sur un site donné.

Incendie important à Cornwall en 2016 dans un ancien bâtiment d’entreposage de produits chimiques. La concentration, la dispersion et la variété des matières dangereuses sous forme gazeuse dépendent des conditions atmosphériques. En fonction de la quantité et de la nature des matières relâchées et de la présence d’un bonnet atmosphérique, des vents circulant à une vitesse élevée pourraient disperser le gaz de telle manière qu’il ne représenterait plus un danger ou élargir la zone touchée. Un incendie dans un lieu d’entreposage de matières dangereuses peut créer de la fumée toxique qui pourrait compliquer son extinction. Un incendie peut aussi générer des gaz toxiques.

Les matières dangereuses peuvent avoir divers effets néfastes en fonction de leur nature. Certaines matières peuvent avoir des effets immédiats ou à long terme. Des effets immédiats peuvent par exemple être observés dans le cas de matières inflammables ou corrosives, alors que l’introduction de toxines dans les os ou le sang, ou encore la présence durable d’une matière donnée dans l’environnement, peuvent avoir des effets à long terme. Des matières dangereuses peuvent pénétrer dans le corps humain par absorption (généralement par les yeux ou la peau), ingestion (par voie orale) ou inhalation (en respirant la matière, qui est ensuite absorbée par les poumons).

Plusieurs types de matières de ce genre peuvent être dangereuses sous leur forme solide, liquide ou gazeuse, et parfois les trois. Toutes les matières dangereuses sous forme gazeuse ne peuvent pas être détectées par les humains. Certaines sont incolores et inodores. Les matières dangereuses de ce genre représentent généralement un danger pour les humains en cas d’inhalation. De nombreux types de gaz dangereux (le chlore, p. ex.) sont plus lourds que l’air. Par conséquent, ils s’accumulent dans les zones basses.

Sous forme liquide, les matières dangereuses peuvent s’infiltrer dans le sol ou dans les matériaux de construction poreux tels que le béton. Si la matière est relâchée en quantité suffisante et que sa viscosité est assez basse, il est possible qu’elle puisse migrer à travers le sol et contamine les eaux souterraines et de puits, ce qui pourrait déclencher une situation d’urgence liée à la qualité de l’eau. Les matières dangereuses peuvent aussi s’intégrer aux eaux de ruissellement et contaminer les ruisseaux, les rivières, les mares et les lacs. Les matières inflammables moins denses que l’eau déversées dans des points d’eau peuvent quand même prendre feu. Certains cas ont été documentés dans lesquels des matières dangereuses sont entrées dans les égouts sous leur forme liquide avant de prendre feu, provoquant des incendies souterrains.

Les matières qui sont dangereuses sous leur forme solide le sont souvent en cas de contact ou d’ingestion. Dans la plupart des situations, leurs effets sont nettement inférieurs à ceux des liquides ou des gaz. Toutefois, les matières solides peuvent réagir au contact du feu, de l’eau ou d’autres substances et provoquer une explosion ou une autre réaction indésirable en fonction du type de matière.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Séisme

Définition

« Un séisme se déclenche en cas de glissement le long d’une ligne de faille de la croûte terrestre. Un séisme libère de l’énergie sous plusieurs formes, notamment sous forme de mouvement le long de la ligne de faille, de chaleur et d’ondes sismiques se déplaçant dans toutes les directions depuis la “source” et entraînant un tremblement de terre, parfois à plusieurs centaines de kilomètres de là. » (Ressources naturelles Canada, 2009).

 

Description

Les séismes peuvent se produire n’importe où, mais sont plus fréquents dans les secteurs entourant une ligne de faille active aux limites des plaques tectoniques (Ressources naturelles Canada, 2009). Les séismes sont causés par le mouvement et la déformation des plaques tectoniques résultant des variations de températures de la roche sur laquelle elles reposent. De temps en temps, les contraintes exercées sur la roche s’accumulent, jusqu’à se relâcher soudainement dans un mouvement brusque : c’est un séisme.

On a aussi enregistré des séismes (qui ont parfois aussi été ressentis par les habitants) en utilisant des instruments de mesure sismique dans des zones éloignées des limites des plaques tectoniques. On appelle ces séismes des « séismes intraplaques ». Plusieurs théories existent au sujet de la cause de ces séismes : peut-être suivent-ils d’anciennes lignes de failles ou peuvent-ils être partiellement expliqués par le soulèvement postglaciaire. Leur cause n’est toutefois pas entièrement claire. En général, les plaques tectoniques se déplacent extrêmement lentement, à raison de 2 à 12 centimètres par an à leurs limites (Ressources naturelles Canada, 2009). Ce mouvement est encore plus lent dans les zones de séismes intraplaques, dans lesquelles on observe des déformations de quelques millimètres par an seulement. La fréquence des séismes y est par conséquent réduite, et les conséquences de ces évènements sont difficiles à estimer. Bien que les séismes intraplaques soient beaucoup plus rares que les séismes observés aux limites des plaques tectoniques, ceux dont les effets sur les boucliers continentaux sont similaires peuvent provoquer des tremblements de terre plus intenses à des distances éloignées de l’épicentre (le point d’origine du séisme). C’est notamment le cas en raison des roches cristallines fréquemment présentes dans les régions des boucliers, qui transmettent les vibrations sur de plus grandes distances. Les séismes dans les zones intraplaques telles que la zone sismique de New Madrid aux États-Unis sont 30 à 100 fois moins fréquents qu’en Californie. Cette différence s’explique par les vitesses de mouvement et de déformation.

Les causes de la plupart des séismes sont naturelles. Toutefois, les activités humaines ont causé des séismes mineurs. Parmi ces activités, on peut citer celles de l’industrie minière (notamment en ce qui concerne les affaissements souterrains et les coups de charge), l’extraction pétrolière et le remplissage des réservoirs derrière de grands barrages. On a aussi observé des séismes mineurs causés par des explosions nucléaires souterraines à proximité des sites d’essais (Ressources naturelles Canada, 2009).

On mesure les séismes en fonction de leurs effets : il s’agit d’« une mesure de la quantité d’énergie libérée durant un séisme » (Ressources naturelles Canada, 2009). L’échelle de Richter était la première échelle de magnitude. Cependant, aujourd’hui, il existe plusieurs échelles de magnitude régionales, dont la plus largement employée est l’échelle de moment sismique, qui mesure la quantité d’énergie libérée durant un séisme. Cette échelle est logarithmique : un séisme de magnitude six libère donc environ 30 fois plus d’énergie qu’un séisme de magnitude cinq et 900 fois plus qu’un séisme de magnitude quatre. Selon Ressources naturelles Canada (2009), on considère généralement qu’un séisme de magnitude cinq représente le seuil auquel on commence à observer des dégâts.

Les tremblements causés par un séisme sur un site donné sont mesurés en fonction de leur intensité, qui décrit leurs effets sur les entités topographiques naturelles, les bâtiments et la population (Ressources naturelles Canada, 2009). L’échelle d’intensité Mercalli modifiée va d’un (les instruments enregistrent le séisme, mais personne ne ressent ses effets) à douze (destruction totale des bâtiments).

L’ampleur des dégâts dépend de la magnitude du séisme, de la distance à son épicentre (son point d’origine), de sa profondeur, de la fréquence des mouvements du sol, du type de faille, ainsi que du type de sol et de roche dans la zone en question (Ressources naturelles Canada, 2009).

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 

Magnitudes de l’échelle de Richter et effets du séisme, Échelle de Richter et dégâts matériels.

 

Magnitude du séisme Effets
< 2,0 Pas ressenti.
2,0 - 2,9 Personne ne le ressent, mais les sismographes l’enregistrent.
3,0 - 3,9 Généralement ressenti par la population, mais ne provoque des dégâts que rarement.
4,0 - 4,9 Tremblement clairement visible des objets dans les bâtiments tels que les fenêtres, les objets suspendus, etc.; cliquetis.
5,0 - 5,9 Les bâtiments mal construits peuvent être lourdement endommagés. Aucun dégât ou dégâts légers sur les bâtiments bien conçus. Les couverts peuvent tomber et se casser; le plâtre et les briques peuvent se fendre et tomber.
6,0 - 6,9 Il existe des risques de dégâts dans les zones peuplées situées dans un rayon de 160 kilomètres au maximum. Les cheminées s’effondrent, les maisons bougent sur leurs fondations.
7,0 - 7,9 Des dégâts sévères peuvent être observés à des distances plus importantes. Les bâtiments s’effondrent, les ponts se tordent.
8,0 - 8,9 Il existe un risque de dégâts importants dans des zones de centaines de milles de rayon. Les objets sont projetés en l’air.
9,0 - 9,9+ Dévastation dans des zones de plusieurs milliers de milles de rayon.
 Cyberattaques

Définition

« Une infraction criminelle dont un ordinateur est l’objet ou l’outil ayant servi à l’accomplissement d’un élément matériel de l’infraction. » (Collège canadien de police, 2010)

 

Description

Les cyberattaques sont un type de danger relativement nouveau. La dépendance de la société à la technologie et aux systèmes informatisés allant croissant, le risque de cyberattaques a également augmenté. La technologie informatique remplit des fonctions diverses et importantes, des installations de traitement de l’eau aux transactions d’affaires en passant par le réseau d’alimentation électrique.

Les cyberattaques peuvent être réparties dans deux grandes catégories selon la façon dont les ordinateurs, les réseaux et les programmes sont utilisés :

  • L’ordinateur est l’outil du crime.
  • L’ordinateur est l’objet du crime.

La première catégorie regroupe les crimes ordinaires tels que la fraude, qui ont évolué avec la technologie informatique. La seconde catégorie est celle des crimes de types nouveaux, tels que la propagation de virus informatiques.

Parmi les exemples de cyberattaques, on peut citer :

  • le piratage ou l’utilisation non autorisée de systèmes et de réseaux informatiques (notamment les infrastructures essentielles)
  • les virus informatiques et les logiciels espions
  • l’utilisation d’un ordinateur pour dérober de l’information
  • la fraude (notamment le vol d’identité et d’information bancaire)
  • le harcèlement
  • la dégradation, la modification ou la suppression de sites Web
  • l’obtention de documents sensibles

De plus en plus, les cyberattaques représentent un sujet d’inquiétude aux échelons national et international. Bien que les données sur le nombre d’occurrences annuel de ce type d’infraction ne soient pas accessibles et que de nombreuses attaques ne soient pas signalées, on pense qu’elles sont en augmentation. Une attaque peut ne pas être signalée, car la victime ne réalise pas qu’elle en a été la cible, parce que l’information volée est sensible, parce que de nombreux organismes de maintien de l’ordre ne sont pas encore en mesure de gérer les cyberattaques ou pour d’autres raisons. Les cyberattaques peuvent être perpétrées par des personnes, des groupes, des organismes, voire des gouvernements.

L’une des principales difficultés en matière de prévention et de poursuite des responsables de cyberattaques est la propagation rapide des connaissances sur la technologie informatique et d’Internet : plus de 200 pays ont maintenant accès à internet. Une personne peut attaquer des ordinateurs, des réseaux et des systèmes dans plusieurs pays depuis un seul endroit : ces actes peuvent être perpétrés depuis presque n’importe quel endroit offrant un accès à un service de téléphonie. Il peut aussi être très difficile d’identifier les responsables, car une attaque peut passer par plusieurs pays pour brouiller les pistes. De plus, il est facile à ces délinquants d’utiliser de fausses identités.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Inondations

Définition

« L’immersion d’une zone causée par le débordement d’une rivière ou d’une autre étendue d’eau entraînant ou présentant un risque de décès ou de pertes matérielles et de dégâts environnementaux. » (Ministère des Ressources naturelles, 2010)

Description

Les rivières, les lacs et autres étendues d’eau présentent de nombreux avantages pour les collectivités situées à proximité. Elles peuvent fournir à une collectivité son alimentation en eau pour tous types de consommation (humaine, agricole et industrielle), constituer des voies de transport de marchandises et encourager les activités de loisirs. Les plaines inondables, créées par les fluctuations naturelles d’étendues d’eau, constituent un type de terrain plat qui, à première vue, semble offrir un environnement idéal pour la construction et des sols fertiles à exploiter pour l’agriculture. Du fait de ces avantages, ainsi que de l’aspect esthétiquement attrayant de la proximité de l’eau, la plupart des grands centres de population partout dans le monde sont situés près d’un point d’accès à l’eau. Il est courant que ces endroits aient des antécédents d’inondation.

Malgré les avantages qu’elles présentent pour les collectivités, les étendues d’eau sont aussi une source de risque. Les inondations sont un élément naturel du cycle de l’eau. Elles sont généralement causées par des conditions météorologiques et hydrologiques extrêmes. Cependant, les activités humaines peuvent aussi être un facteur, généralement en entraînant une intensification des débits de pointe de crue, notamment en modifiant le tracé du réseau hydrographique. Le gouvernement du Canada (2010) a identifié les inondations comme étant le danger naturel le plus fréquent dans le pays.

Les inondations peuvent être causées par :

  • des précipitations extrêmes : apport soudain d’une grande quantité d’eau
  • la fonte des neiges : ce phénomène peut entraîner un apport soudain d’une grande quantité d’eau, en particulier lorsque les températures sont relativement élevées
  • la débâcle des glaces : elle peut libérer une grande quantité d’eau et de glace
  • les vents violents : ils peuvent provoquer une onde de tempête
  • les conditions d’humidité du sol : si le sol est déjà saturé, une part plus importante des précipitations sera intégrée au ruissellement
  • les embâcles : ils peuvent créer un barrage naturel et permettre à de grands volumes d’eau et de glace de s’accumuler jusqu’à ce que ce barrage rompe
  • le refroidissement éolien : il peut produire du frasil
  • les barrages naturels : il existe un risque que des digues de castor ou des talus de terre cèdent

Rupture des structures

Voitures et bâtiments inondés pendant un orage violent. Les prémices d’une inondation commencent par un apport d’eau à une rivière ou un ruisseau. Le volume d’eau allant croissant, la profondeur, la largeur et le débit de la rivière ou du ruisseau augmentent. Si cet apport d’eau est assez important, le lit du cours d’eau, qui suffit habituellement à contenir son volume, déborde. L’eau se répand alors sur les bords du cours d’eau et dans les zones de basses terres alentour. On appelle ces zones, qui ne sont pas submergées sauf en cas d’inondation, des plaines inondables. La vélocité de l’eau se déplaçant sur les plaines inondables diminue, ce qui entraîne le dépôt de sédiments charriés par l’eau. Au fil du temps, les sédiments s’accumulent, créant une digue naturelle, dont la hauteur augmente à chaque inondation. Les plaines inondables peuvent sembler l’endroit idéal où construire des habitations de par la relative planitude et la fertilité du sol. Ces éléments sont cependant des indicateurs que des inondations sont probables dans cette zone.

Le ministère des Ressources naturelles a prévu trois niveaux d’alerte pour les inondations :

  • Bulletin de sécurité sur les risques d’inondation et les conditions des bassins hydrographiques : les conditions dangereuses sont réunies pour les lacs, les rivières et les chenaux.
  • Avis d’inondation : des risques d’inondations existent dans certaines municipalités et autour de certains cours d’eau précis.
  • Avertissement d’inondation : une inondation est imminente ou en cours dans certaines municipalités et autour de certains cours d’eau précis.
  • Plusieurs types d’inondations existent :
  • Inondation riveraine : Une inondation est causée par l’augmentation du niveau de l’eau au-delà de la capacité d’une plaine inondable naturelle ou quasi-naturelle.
  • Inondation urbaine : On considère qu’une inondation est urbaine si elle entraîne la submersion d’une surface importante dans une zone urbaine. Ce type d’évènement est causé par le niveau de l’eau excédant la capacité du bassin hydrographique urbain. Il est différent des inondations riveraines en cela que ses effets sur la société, les biens et les entreprises sont potentiellement bien plus importants.
  • Onde de tempête : On définit une onde de tempête comme « une montée soudaine et anormale du niveau de la mer (ou d’un lac) associée à une tempête ».
  • Seiche : Une période d’oscillation d’une étendue d’eau fermée qui peut créer de grandes vagues.

L’ampleur des dégâts causés par une inondation dépend de sa profondeur, de la quantité de biens et d’éléments d’infrastructure présents, de la vitesse d’écoulement, de la durée, de la contamination éventuelle, de la charge de sédiments et de la vulnérabilité de la population. L’Organisation météorologique mondiale et le Partenariat mondial de l’eau (2008) ont défini trois catégories de dégâts matériels tangibles causés par une inondation :

  • primaire : dégâts matériels, aux infrastructures, aux biens agricoles et aux biens en général
  • secondaire : dégâts causés par le feu ou coupure de courant causée par l’inondation
  • tertiaire : augmentation du taux de détérioration au fil du temps

Des améliorations en matière de prévention des inondations, d’atténuation de leurs effets, de systèmes et de procédure d’avertissement et d’intervention ont permis de largement réduire les risques de décès causés par des inondations dans les pays développés. Les inondations demeurent toutefois dangereuses : elles peuvent causer des dégâts matériels et économiques considérables et contraindre à des évacuations. Une fois que l’eau s’est retirée, l’exposition à des objets contaminés par certaines substances (p. ex. : des eaux d’égouts, des produits chimiques) charriés par l’eau et aux moisissures peuvent créer des problèmes de santé (gouvernement du Canada, 2010).

Les inondations peuvent aussi avoir des effets néfastes sur les services publics et les infrastructures essentielles. Les services tels que le traitement des eaux usées et l’alimentation en électricité et en gaz peuvent être affectés en cas d’inondation. Les véhicules terrestres d’intervention d’urgence peuvent être dans l’incapacité d’accomplir leur tâche si les routes et les ponts sont inondés, détruits, ou jonchés de débris.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Explosion ou incendie de grande ampleur

Explosion : Conversion soudaine d’une énergie potentielle en énergie cinétique entraînant une libération brutale de gaz sous pression.

Incendie : Feu hors de contrôle et potentiellement destructeur causé par la combustion d’un combustible ou d’une autre matière et qui, en association avec de l’oxygène, émet de la chaleur et de la lumière, que l’on observe une flamme nue ou non.

 

Description

Les incendies et les explosions ont besoin de trois éléments pour se propager : du combustible (p. ex. : literie, bois), de l’oxygène et une source de combustion. Les sources de combustion peuvent inclure : la chaleur, une charge électrostatique, l’électricité et les réactions chimiques. La persistance et la propagation d’un incendie, tout comme la force et l’ampleur d’une explosion dépendent des facteurs suivants :

  • le type de combustible
  • la quantité de combustible
  • la source, le type et l’emplacement de la combustion initiale
  • la taille et l’agencement du bâtiment et des alentours
  • les turbulences de l’air causées par l’interaction entre l’incendie ou les gaz brûlants et les obstacles
  • le type d’ouvertures d’aération et leur emplacement
  • les combustibles supplémentaires
  • la présence de système de prévention et d’atténuation

Les explosions et les incendies peuvent se produire dans des structures telles que des maisons ou à l’extérieur. Cette section comprend les incendies qui se déclarent dans des zones relativement densément peuplées. Plus de plus amples renseignements sur les incendies de forêt et les feux de végétation, veuillez consulter la présente section. Les incendies en extérieur sont le type d’incendie le plus courant. Toutefois, les incendies de structures sont ceux qui provoquent le plus de décès, de blessures et de dégâts matériels. Les incendies de structures peuvent avoir des causes diverses : chauffage et ventilation, cuisine, cigarettes et briquets, mauvais câblage et réseau électrique et incendie criminel. Des types de bâtiments différents sont plus ou moins sensibles à des causes d’incendie différentes. En zone rurale, les incendies sont souvent causés par les systèmes de chauffage : les cheminées et les poêles à bois y sont en effet plus courants. En zone urbaine, en particulier dans les immeubles d’habitation, il est plus courant que des accidents de cuisine soient à l’origine des incendies. La raréfaction des incendies causés par des systèmes de chauffage en zone urbaine s’explique par la banalisation des systèmes de chauffage central (en particulier dans les immeubles d’habitation), qui présente un risque d’incendie moindre. Statistiquement, les collectivités dont la population est supérieure à 100 000 personnes comptent plus d’incendies criminels.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Pluie verglaçante

Définition

« Une pluie ou une bruine qui tombe sous forme liquide et gèle au contact du sol ou d’un objet froid, créant une couche de glace. » (Environnement Canada, 2010).

Description

Le temps hivernal comprend plusieurs types de précipitation parmi lesquelles on retrouve la neige, la pluie et la pluie verglaçante. Le type de précipitation dépend principalement de la répartition des températures dans les couches inférieures de l’atmosphère terrestre et à la surface du sol. Pour que de la pluie verglaçante se forme, une couche d’air dont la température est supérieure au point de gel doit se trouver au-dessus d’une couche d’air dont la température est inférieure au point de gel. Cette dernière doit se trouver à la surface du sol ou à proximité. Quand la température de l’air au-dessus de la couche d’air plus chaude est inférieure au point de gel, des cristaux de neige commencent à former des flocons. De la pluie verglaçante se forme si la neige tombe dans une couche d’air plus chaude dont la température est supérieure au point de gel, suffisamment épaisse pour lui laisser le temps de fondre avant qu’elle ne pénètre dans une couche d’air dont la température est inférieure au point de gel au niveau de la surface du sol. L’épaisseur de la couche d’air dont la température est inférieure au point de gel est une donnée importante pour établir la probabilité que de la pluie verglaçante ou des granules de glace se forment. Si la couche d’air dont la température est inférieure au point de gel est trop épaisse (plus de 500 à 1000 mètres), les gouttelettes peuvent geler à nouveau et atteindre le sol sous forme de granules de glace. Équipes chargées de la réparation des dégâts causés par la pluie verglaçante. Si l’épaisseur de la couche d’air dont la température est inférieure au point de gel est inférieure à 500-1000 mètres, les gouttelettes se refroidiront jusqu’à atteindre une température à seulement quelques dixièmes de degrés sous le point de gel. Ces gouttelettes sont surfondues : elles resteront liquides. Elles gèleront au contact du sol ou d’objets froids à proximité du sol tels que des routes, des arbres et des fils électriques ou téléphoniques. Dans certains cas, la pluie verglaçante peut se former par un autre mécanisme : il est possible que les gouttelettes soient d’abord à l’état liquide et non sous forme de neige ou de glace et qu’elles ne traversent aucune couche d’air dont la température est supérieure au point de gel.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Urgences de transport

Définition

Un accrochage, une collision ou un accident de grande ampleur impliquant un moyen de transport aérien, terrestre (routier), ferroviaire ou maritime, et ne concernant pas de matières dangereuses.

Description

Le bureau de la sécurité des transports (BST) du Canada enquête sur les accidents de transport « pour lesquels il existe une raison significative qu’une mesure de sécurité soit prise ou qui entraînent des inquiétudes sérieuses quant à la sûreté des transports. Les enquêtes concernant la navigation de plaisance, le transport routier interprovincial, les bus et les accidents industriels ne font pas partie du mandat du BST ». Le bureau consigne les données relatives à ces enquêtes.

 

Transport aérien

Les urgences de transport impliquant des aéronefs peuvent être causées par les circonstances suivantes :

  • une collision entre deux aéronefs en vol
  • un aéronef s’écrase ou est confronté à un danger imminent causé par des problèmes mécaniques ou une erreur humaine
  • un aéronef s’écrase durant la phase de décollage, de croisière ou d’atterrissage
  • un aéronef entre en collision avec un objet présent au sol ou à n’importe quelle phase du vol
  • deux aéronefs ou plus entrent en collision au sol durant les opérations de roulage
  • une situation d’urgence de transport impliquant un aéronef peut engendrer des dangers secondaires tels que des incendies et des explosions. Si une structure est touchée, il existe un risque d’effondrement.

En moyenne, Transports Canada dénombre 262 accidents impliquant des aéronefs canadiens (aéronefs ultra légers exclus) au Canada chaque année. Les accidents impliquant des aéronefs provoquent environ 49 décès chaque année au Canada (Transports Canada, 2009).

 

Transport maritime

Les urgences de transport impliquant des véhicules maritimes peuvent être causées par les circonstances décrites ci-dessous.

Les principaux types d’accidents maritimes comprennent :

  • une collision avec un autre objet ou véhicule maritime
  • le chavirage, la dérive ou le naufrage d’un véhicule maritime
  • des conditions météorologiques sévères entraînant des dégâts ou une inondation à bord d’un véhicule maritime
  • un incendie ou une explosion à bord d’un véhicule maritime
  • des dégâts ou l’échouement d’un véhicule maritime entré en contact avec de la glace, des rochers ou la terre ferme
  • des dégâts structurels sur un véhicule maritime susceptibles de compromettre sa sécurité
  • inondation d’un véhicule maritime

Déraillement et incendie d’un train ayant entraîné une explosion de vapeur en expansion à partir de liquide en ébullition et le lancement de deux wagons porte-rails à plus d’un kilomètre du site de l’accident

Les situations d’urgence de transport maritime sont devenues plus rares ces dernières années grâce aux avancées de la technologie, des mesures de sécurité et des techniques de prévisions météorologiques. D’après Transports Canada (2009), on dénombre 390 accidents maritimes et 21 décès par an en moyenne.

 

Transport ferroviaire

Les urgences de transport ferroviaires peuvent être causées par les circonstances suivantes :

  • déraillement d’un train sans raison
  • collision entre deux trains ou un train et un autre objet
  • accident lié à la voie : flambage de la voie, rupture du rail et problèmes de géométrie de la voie
  • accident lié au matériel : roues brisées, défaillances des roulements et des essieux et défaillances des pièces
  • accident lié à l’exploitation : infractions d’utilisation, erreurs technologiques et humaines.

D’après Transports Canada (2009), on dénombre 1300 signalements d’accidents ferroviaires et 91 décès par an en moyenne.

 

Transport routier

Les urgences de transport impliquant le transport routier peuvent être causées par les circonstances suivantes :

  • collisions avec des objets
  • collisions avec d’autres véhicules à moteur
  • mauvaises conditions de la route
  • erreurs technologiques et humaines
  • facultés diminuées du conducteur

On déplore des milliers d’accidents de la route de faible ampleur chaque année. Toutefois, dans l’ensemble, les situations d’urgence liées à des accidents de grande ampleur demeurent rares. Quelques cas seulement dépassent par leur gravité les capacités locales d’intervention d’urgence et exigent que la province fournisse de l’aide.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Autres dangers pouvant concerner Cornwall
 
 Situation d’urgence relative à la santé humaine
 

Situation d’urgence relative à la santé humaine : « Une épidémie sévère ou touchant une vaste population, une contamination ou une autre situation représentant un danger ou dont les effets potentiels sont néfastes pour la santé générale et le bien-être de la population humaine. »

Épidémie : Un incident grave lié à la santé humaine causé par la transmission d’une maladie en particulier. L’occurrence, dans une collectivité ou une région, de cas d’une maladie donnée (une éclosion) à une fréquence clairement supérieure à la normale.

Pandémie : Une épidémie observée à l’échelle mondiale ou dans une vaste zone chevauchant les frontières de plusieurs pays et affectant généralement un grand nombre de personnes.

 

Description

Les situations d’urgence relatives à la santé humaine peuvent avoir des causes diverses. On peut notamment citer :

  • les virus
  • les bactéries
  • les parasites
  • les fonges
  • les prions
  • les protozoaires

Les virus, les bactéries, les parasites, les fonges et les protozoaires sont des éléments essentiels de l’écosystème. La grande majorité d’entre eux sont inoffensifs, voire bénéfiques pour la santé humaine. Parmi eux, seules quelques espèces sont dangereuses pour la santé humaine. Quand des représentants de l’une d’entre elles ont été transmis à un hôte humain, ils peuvent provoquer une maladie voire la mort. La gravité des symptômes dépend de facteurs tels que la cause de la maladie, l’état de santé et l’âge de l’hôte.

Une situation d’urgence relative à la santé humaine peut se déclarer et se propager dans une collectivité de différentes manières :

  • contact direct : une personne peut être infectée par la proximité physique immédiate (p. ex. : baiser, contact) d’une personne déjà infectée.
  • contact indirect : une personne peut être infectée en entrant en contact direct avec une surface contaminée.
  • contact avec des gouttelettes : une personne peut être infectée en entrant en contact avec des gouttelettes qui ont touché les surfaces des yeux, la bouche, ou le nez d’une personne infectée. Les éternuements et la toux sont deux voies de transmission possibles de ce type de maladies. Elles sont différentes de la transmission aéroportée en cela que les gouttelettes sont trop grandes pour rester en suspension dans l’air pendant de longues périodes.
  • transmission aéroportée : une personne peut être infectée à la suite d’une exposition à des noyaux de gouttelettes et des particules de poussière contaminés à même de rester en suspension dans l’air. Peu de maladies peuvent survivre à une transmission aéroportée (ex. : grippe, pneumonie).
  • transmission vectorielle : une personne peut être infectée en entrant en contact avec un animal ou un insecte infecté. Les moustiques sont le vecteur de transmission le plus courant pour les humains.

Une situation d’urgence relative à la santé humaine peut être provoquée par un vecteur de transmission connu ou inconnu. Certaines maladies sont récurrentes : elles réapparaissent dans la population humaine après une période durant laquelle elles n’existent que dans certains animaux porteurs. Une nouvelle maladie peut être provoquée par un ancien agent inconnu ou par une nouvelle version créée par évolution d’un agent précédemment connu. De nombreux facteurs peuvent provoquer une situation d’urgence relative à la santé humaine, tels que l’évolution de micro-organismes (notamment des souches résistantes aux antibiotiques), la modification des habitats naturels, ainsi que l’augmentation de la fréquence et la réduction de la durée des voyages dans le monde entier. En fonction de la cause d’une situation d’urgence, elle peut être isolée ou locale, ou (comme dans le cas d’une pandémie) elle peut concerner le monde entier.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Tempête de neige ou blizzard

Tempête de neige : « Une période d’accumulation de neige rapide, souvent accompagnée de vents violents, de températures basses et d’une mauvaise visibilité. » (Gouvernement du Michigan, 2001).

Blizzard : « Le type de tempête d’hiver le plus violent : il associe des vents violents à des températures basses et des bourrasques de neige ou de la poudrerie, amenant le niveau de visibilité à zéro. » (Phillips, 1991).

 

Description

Les tempêtes de neige et les blizzards sont plus courants en hiver, mais il est arrivé qu’on les observe à la fin de l’automne et au début du printemps dans des régions tempérées. Il s’agit de tempêtes dans lesquelles le type de précipitation dominant est la neige. À des températures inférieures au point de gel, la densité de la neige est inférieure à celle de l’eau liquide. Par conséquent, une tempête qui aurait généré 2 cm de pluie en été peut produire 20 cm de neige en hiver. Des variations sont toutefois possibles en fonction de facteurs tels que le type de neige (p. ex. : neige légère et floconneuse ou humide et lourde).

Environnement Canada Ontario peut émettre plusieurs types d’alerte relatifs à des situations liées aux chutes de neige (Environnement Canada, 2009) :

  • Alerte chutes de neige importantes : prévisions de chutes de neige dans un délai de 12 heures : 15 cm ou plus.
  • Alerte tempête d’hiver : prévisions de chutes de neige dans un délai de 24 heures : plus de 25 cm, ou bien au moins 2 types d’intempéries considérées comme dangereuses prévues. Exemple : si on attend plus de 15 cm de neige accompagnés de vents violents ou dont la vélocité est supérieure à 60 km/h.
  • Alerte bourrasques de neige : publiée pour les zones sous le vent (le côté protégé, à l’abri du vent) de vastes étendues d’eau lorsque l’on prévoit au moins 15 cm de neige dans un délai de 12 heures OU lorsqu’il est probable que la visibilité soit quasi-nulle dans la neige ou les bourrasques de neige pendant 4 heures ou plus, même si l’accumulation de la neige ne justifie pas d’alerte. Généralement, ces conditions ne sont que brièvement réunies. Cependant, cette situation peut durer plus longtemps dans un même lieu, ce qui peut entraîner l’accumulation d’une plus grande quantité de neige.
  • Alerte blizzard : émise lorsque l’on prévoit toutes ces conditions pour une durée minimale de 4 heures :
    • Vitesse du vent : au moins 50 km/h
    • Visibilité maximale dans la neige et les bourrasques de neige : 1 km
    • Refroidissement éolien : –35 °C ou moins

À la différence des fortes tempêtes d’été, on prévoit généralement l’arrivée des fortes tempêtes d’hiver longtemps à l’avance. Il n’est pas rare que les alertes concernant des tempêtes d’hiver soient émises plus de 12 heures avant leur arrivée.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Troubles civils

Définition

Un ou plusieurs groupes faisant sciemment fi de la loi, de la réglementation ou des règles dans le but de perturber le fonctionnement d’une entreprise, d’un organisme ou d’une collectivité pour attirer l’attention sur leur cause, leurs inquiétudes ou leurs plans.

Description

Les urgences relatives aux troubles civils de grande ampleur sont rares. Parmi leurs causes possibles, on peut citer :

  • les pénuries
  • les rencontres importantes ou sujettes à controverse
  • la victoire ou la défaite d’une équipe sportive
  • les conflits du travail dans un climat d’hostilité
  • les évènements locaux, nationaux ou internationaux
  • la mise en œuvre de lois, de politiques ou de décisions de justice sujettes à controverse
  • les désaccords entre plusieurs groupes d’intérêts concernant une cause ou un sujet précis

Les troubles civils peuvent prendre des formes diverses, notamment :

  • la perturbation des activités et services publics par des groupes de taille modeste ou plus importante
  • l’interruption ou la limitation de l’accès à des bâtiments, des routes ou d’autres sites par des groupes
  • l’agression de personnalités publiques, d’agents de police ou de personnel de sécurité
  • une émeute entraînant des dégâts matériels et une mise en danger du public

Fermeture du pont international de Cornwall due aux manifestations de mai 2010

Les groupes suscitant des inquiétudes pour la sûreté publique sont généralement composés de personnes appartenant à l’une des trois catégories suivantes : spectateurs et participants non violents, observateurs, et un sous-groupe, de taille réduite mais actif, potentiellement violent. Le nombre de membres du sous-groupe potentiellement violent est nettement inférieur à celui du groupe dans son ensemble. Bien qu’en règle générale, la part des membres d’une foule ayant l’intention depuis le début de prendre part à des violences soit très faible, le climat de violence peut se propager selon un phénomène psychologique appelé « mentalité de foule ». L’appartenance à un groupe peut intensifier un éventail d’émotions allant du bonheur à la colère. Cette mentalité de groupe peut être influencée et manipulée par un petit nombre de personnes pour provoquer des violences.

Les troubles civils peuvent être statiques ou dynamiques. Ils sont considérés comme statiques si le groupe en question reste dans une zone donnée. Dans ce cas de figure, on peut prendre certaines mesures de sûreté publique : organisation de point de premiers secours, déviation de la circulation et définition d’itinéraires d’évacuation. Des troubles civils dynamiques concernent des groupes mobiles suivant un itinéraire donné, prévisible ou non. Si l’itinéraire est imprévisible, il peut être impossible de déclencher certaines mesures de sûreté publique.

Le nombre de groupes impliqués dans la manifestation, ainsi que les rapports qui existent entre eux, peuvent aussi être des facteurs importants. Certains types de troubles civils impliquent un seul groupe. D’autres peuvent impliquer deux groupes ou plus, hostiles les uns aux autres. On compte un groupe supplémentaire si l’intervention de la police est nécessaire pour séparer les différents groupes.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Situation d’urgence concernant l’approvisionnement en énergie

Définition

Perturbation des processus d’approvisionnement, de production et d’acheminement de l’électricité, du gaz naturel ou du pétrole suffisamment grave pour représenter une menace à la sûreté publique, au fonctionnement des entreprises et à l’économie. Si la situation d’urgence concernant l’approvisionnement en énergie évolue jusqu’à ce que l’alimentation en électricité, en gaz naturel ou en pétrole soit entièrement interrompue, on peut la considérer comme une situation d’urgence due à une défaillance d’infrastructures essentielles.

Description

Effets de la panne de courant qui a affecté l’Ontario, le Nord de l’État de New York et d’autres régions en 2003. On appelle « situation d’urgence concernant l’approvisionnement en énergie » une perturbation des processus d’alimentation, de raffinage ou d’acheminement de l’électricité, du gaz naturel ou du pétrole. De nombreux systèmes d’approvisionnement en énergie sont liés les uns aux autres ou dépendent des mêmes systèmes d’alimentation. Des dégâts au niveau du système d’approvisionnement dans une région donnée peuvent avoir des effets néfastes sur l’approvisionnement en énergie dans d’autres régions. La cause comme les effets d’une situation d’urgence liée à l’énergie peut être observée à différentes échelles : locale, nationale ou internationale. Certaines situations d’urgence de ce type peuvent être prévisibles, alors que d’autres peuvent se déclarer soudainement. La durée de la situation dépend de sa cause et de la région touchée.

Il est impossible de prédire toutes les causes possibles de ce type de situation d’urgence, en particulier du fait du nombre élevé de facteurs et d’évènements qui peuvent les affecter à l’échelle mondiale (California Energy Commission, 2006).

Parmi les facteurs qui ont déjà engendré des situations d’urgence liées à l’approvisionnement en énergie ou qui y ont contribué, on peut citer :

  • la perturbation des routes ou des véhicules de transport
  • des contraintes de capacité de production et de raffinage qui augmentent le risque que l’offre ne puisse pas satisfaire la demande
  • des incertitudes concernant le climat (politique et naturel) dans certains pays producteurs peuvent entraver l’exploration et le développement des ressources
  • des tensions géopolitiques et des risques d’actions terroristes peuvent engendrer des incertitudes concernant l’accès aux ressources
  • des risques naturels peuvent perturber l’offre ou provoquer une augmentation de la demande
  • une erreur humaine
  • une défaillance technologique
  • un accaparement du combustible

De nombreux processus et installations sont exposés à des risques de perturbations qui pourraient provoquer une situation d’urgence concernant l’approvisionnement en énergie. On peut notamment citer :

  • les champs de pétrole et de gaz naturel : l’extraction du combustible est tributaire de systèmes informatiques, de pompage et de compression, de matériel et de processus de purification, de systèmes d’entreposage et de mélange, de séparateurs eau-pétrole et de stations de traitement de l’eau.
  • les pipelines : l’acheminement du gaz ou du pétrole par l’intermédiaire d’un pipeline sera interrompu si l’intégrité structurelle de ce dernier est compromise. Bien que les combustibles solides, tels que le charbon, et les combustibles liquides, tels que le pétrole brut, puissent être transportés en train, en barge ou en camion, les pipelines sont presque la seule solution pour l’acheminement des gaz.
  • les terminaux et installations d’entreposage : on utilise des ordinateurs, ainsi que des systèmes d’entreposage et de chargement pour assurer le suivi et l’exportation du combustible. Très peu de pays entretiennent de vastes réserves de combustibles. Aussi la perte d’un seul terminal ou lieu d’entreposage peut-elle avoir de graves conséquences sur le marché.
  • les raffineries : elles dépendent de moyens technologiques pour le raffinage de la charge d’alimentation, telle que le pétrole brut, pour obtenir un produit fini. On dénombre 20 grandes raffineries (dont les capacités sont ≥ 400 000 bbl/j de pétrole brut) dans le monde. Elles sont réparties dans 12 pays. Sept d’entre eux sont considérés comme instables politiquement ou ont été touchés par de nombreux actes de terrorisme. Quatre autres grandes raffineries se trouvent aux États-Unis. Elles fonctionnent actuellement à plus de 90 % de leurs capacités. Si la production d’une seule d’entre elles se trouvait perturbée, cela déstabiliserait sérieusement l’offre en Amérique du Nord. Dans un contexte d’offre limitée, la perte d’une seule raffinerie peut provoquer une grave pénurie. D’autres sources existent, mais elles sont onéreuses. La situation peut être d’autant plus grave si elle se déclare en hiver, quand on ne peut pas avoir recours à la voie maritime du Saint-Laurent, qui est alors prise dans les glaces, pour acheminer le produit en Ontario. C’était le cas lors de l’interruption de service de Nanticoke en 2007. Si l’Ontario ne se trouve pas en situation d’offre limitée, la province peut s’approvisionner auprès de nombreuses autres raffineries.
  • électricité : défaillances des infrastructures de production, d’acheminement et de distribution de l’électricité; perte des systèmes SCADA à la suite de cyberintrusions et de défaillances technologiques dans des secteurs connectés tels que les télécommunications.

Une situation d’urgence concernant l’approvisionnement en énergie a avant tout des effets sur l’économie (Agence internationale de l’énergie, 2007). Si l’offre d’énergie est insuffisante pour répondre à la demande, les prix de l’énergie augmentent (California Energy Commission, 2006). Bien que les conséquences économiques constituent vraisemblablement les effets les plus courants, une situation d’urgence liée à l’énergie peut aussi entraîner des perturbations des systèmes de transport et de communication, ce qui pourrait menacer la sûreté publique et d’autres services. Le climat de la région affectée ainsi que la période de l’année concernée peuvent aussi avoir une influence sur le niveau de risque pour la sûreté publique, l’électricité et le gaz naturel étant employés pour le chauffage et la climatisation.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Défaillance d’infrastructures essentielles

Définition

Une perturbation de tout réseau d’institutions, de services, de systèmes et de processus interdépendants, interactifs, interconnectés assurant la satisfaction de besoins humains vitaux, permettant le bon fonctionnement de l’économie, protégeant la sécurité publique, et assurant la pérennité du gouvernement ainsi que la confiance que le public lui porte.

Description

Certaines infrastructures peuvent être considérées comme essentielles : il s’agit des infrastructures au niveau desquelles une défaillance ou une perturbation menacerait la sûreté ou la qualité de vie de la collectivité ou de la région touchée.

Infrastructure essentielle Image d’un téléphone cellulaire et de matériel nécessaire à la communication moderne.

Les infrastructures essentielles comprennent :

  • les infrastructures électriques
  • les infrastructures de traitement et de distribution de l’eau
  • les infrastructures de traitement et d’élimination des eaux d’égouts
  • les systèmes de communication
  • les capacités de production et de distribution agroalimentaires
  • les services de transport
  • les services d’urgence
  • les services de soins de santé

Dans le contexte complexe de la société nord-américaine moderne, organisée selon un modèle de juste-à-temps, les gens sont extrêmement dépendants des infrastructures publiques et privées. De nombreux types de biens et de services indispensables sont tributaires des infrastructures essentielles, et peuvent être affectés par une période d’arrêt, même brève. Par exemple, la plupart des épiceries ne constituent pas de vastes stocks pour alimenter leurs rayons. De nos jours, elles utilisent une organisation de ravitaillement de type juste-à-temps. Si les services de livraison sont perturbés, les stocks des magasins sont vite épuisés, et il devient impossible de fournir de la nourriture à la collectivité.

Même si elles sont indépendantes, les infrastructures essentielles dépendent les unes des autres dans la mesure où chacune s’appuie sur d’autres types d’infrastructures essentielles pour fonctionner. La perturbation d’un système peut déclencher un effet domino sur plusieurs systèmes. Par exemple, une coupure de courant peut déstabiliser le trafic routier en perturbant les feux de circulation, créer des difficultés de réfrigération affectant les services liés à la nourriture et interrompre le traitement de l’eau et des eaux d’égouts.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Tornade

Définition

Une colonne d’air tournant violemment sur elle-même, en contact avec le sol. Elle peut se situer sous un nuage cumuliforme ou y être rattachée ou, comme c’est plus souvent (mais pas systématiquement) le cas, être visible sous la forme d’un nuage en entonnoir.

Description

Image de la tornade de Barrie de 1985 présentant les dégâts occasionnés aux habitations. La formation d’une tornade requiert des conditions atmosphériques particulières. Les conditions atmosphériques nécessaires sont légèrement différentes en fonction du type de tornade, mais dans l’ensemble, la formation de toutes les tornades requiert un niveau d’humidité faible, une instabilité atmosphérique et un mécanisme d’élévation. Ces conditions sont réunies quand une masse d’air frais en provenance du Nord entre en contact avec une masse d’air chaud et humide en provenance du Sud, ce qui contraint l’air chaud à s’élever rapidement. L’air chaud et humide s’élevant, la vapeur d’eau qu’il contient commence à se refroidir et à se condenser. Si toutes les conditions sont réunies, des conditions météorologiques violentes apparaissent, comprenant potentiellement des tornades ou des orages sévères. Les tornades peuvent aussi se former à partir d’orages contenus dans des ouragans. L’étape suivante, la formation de la tornade proprement dite, demeure en partie mystérieuse. Il s’agit actuellement d’un sujet de recherche.

Les tornades peuvent être réparties en deux catégories en fonction du type de tempête qui les créent : les tornades supercellulaires et les tornades non supercellulaires. Une tornade supercellulaire est une tempête très structurée dont la durée peut excéder une heure. Parmi ses caractéristiques principales, on peut citer un courant ascendant intense associé à une forte rotation verticale de la tempête. Toutefois, un fort courant ascendant en rotation n’est pas la seule condition de la formation d’une tornade, puisque 80 % des orages supercellulaires n’en produisent pas et que des tornades peuvent se former dans des tempêtes non supercellulaires.

Les tempêtes non supercellulaires ne correspondent pas à l’organisation structurée d’une tempête supercellulaire, mais peuvent toutefois créer des tornades. Selon le National Severe Storms Laboratory (2010), la première étape de la formation d’une tornade non supercellulaire est souvent un mouvement de rotation verticale de l’air à proximité du sol causé par un cisaillement du vent. Le mouvement de cisaillement du vent peut apparaître le long des limites de différentes masses d’air régionales. Quand un courant ascendant se déplace sur la masse d’air en rotation, il étend le mouvement de rotation à la verticale et l’intensifie. Ce phénomène peut créer une tornade.

En règle générale, la durée de vie des tornades supercellulaires est plus longue. Les tornades de ce type peuvent être violentes. Les tornades non supercellulaires (cette catégorie inclut les trombes marines) sont généralement plus faibles et plus brèves que les tornades supercellulaires. Il ne s’agit cependant pas d’une règle absolue : on a observé des exemples contraires.

On peut décrire le cycle de vie d’une tornade supercellulaire de manière simplifiée ainsi : tout d’abord, un nuage en entonnoir se forme à la base d’un orage. On observe ensuite des dégâts au sol, même si le nuage en entonnoir lui-même n’est pas entièrement visible. Une tornade arrive peu à peu à maturité jusqu’à atteindre sa largeur maximale. Une fois ce point atteint, après un certain laps de temps, la taille de la tornade commence à diminuer, ce qui lui donne souvent l’aspect d’une corde, typique de ce genre de phénomène. Même après la disparition du nuage en entonnoir, un nuage de débris peut demeurer et les dégâts au sol peuvent se poursuivre quelques secondes.

Toutefois, les tornades constituent un risque de type dynamique, et elles peuvent être différentes les unes des autres en fonction de la façon dont elles sont créées. De plus, les étapes du cycle de vie de certaines tornades peuvent être partiellement impossibles à établir. Elles peuvent durer quelques minutes ou quelques heures. Il convient en outre de noter que l’apparence d’une tornade ne permet pas de définir son intensité. Certaines tornades à colonne large de très grande taille n’ont causé que des dégâts mineurs, alors que certaines petites tornades ont occasionné de graves dommages. Bien que la taille de la plupart des tornades soit bien plus modeste, certaines, comme la tornade de Greensburg, au Kansas, ont atteint une largeur de 2,7 km. De puissantes tempêtes peuvent former plusieurs tornades, ou une tornade à vortex multiples : il s’agit d’une seule tornade comportant plusieurs vortex (Environnement Canada, 2010).

Les dégâts sont dus à la vitesse élevée des vents, ainsi qu’aux débris charriés par la tornade. On utilise souvent l’échelle de Fujita pour évaluer l’intensité d’une tornade (Fujita, 1981). Cette échelle s’appuie sur les dégâts occasionnés pour mesurer l’intensité de la tornade.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 

Échelle de Fujita de l’intensité des tornades

 

Échelle de Fujita des tornades Description
0

Vitesse du vent : 64 km/h à 116 km/h

Faible : Peut endommager la surface des toits; branches cassées; arbres aux racines peu profondes renversés.

1

Vitesse du vent : 117 km/h à 180 km/h

Modérée : Vitres brisées, maisons mobiles renversées ou sévèrement endommagées; surface des toits largement arrachée, portes extérieures emportées.

2

Vitesse du vent : 181 km/h à 252 km/h

Considérable : Arbres de grande taille brisés ou déracinés, toits arrachés de maisons de bonne facture, fondations des maisons à ossature parfois décalées, éjection de projectiles légers.

3

Vitesse du vent : 253 km/h à 330 km/h

Sévère : Bâtiments de grande taille lourdement endommagés; voitures éjectées en l’air; tous les étages de maisons de bonne facture peuvent être endommagés; écorce des arbres arrachée; les bâtiments dont les fondations ne sont pas solides peuvent être transportés sur de très longues distances.

4

Vitesse du vent : 331 km/h à 417 km/h

Dévastatrice : Des maisons de bonne facture sont entièrement détruites; des voitures sont éjectées; petits projectiles.

5

Vitesse du vent : 418 km/h à 509 km/h

Extrême : Des maisons solides et bien bâties sont arrachées de leurs fondations et complètement détruites; structures à renforts d’acier lourdement endommagées; projectiles de la taille d’une voiture propulsés sur plus de 300 pieds; des immeubles de grande hauteur subissent des déformations structurelles importantes.

 

 Températures extrêmes

Vague de chaleur : « Environnement Canada (1996) définit une vague de chaleur comme une période de plus de trois jours consécutifs durant lesquels les températures maximales se situent à 32 °C ou au-delà. On a toutefois observé des conséquences néfastes sur les humains à des températures inférieures et sur des durées plus brèves. »

Vague de froid : « Environnement Canada émet des avertissements de vague de froid pour l’Ontario en fonction de seuils de températures qui varient d’une région à l’autre. Des avertissements sont émis lorsque l’on prévoit une chute des températures, passant de températures au-delà des normales saisonnières à des températures très basses dans un délai de 24 heures. Des avertissements sont émis dans le Sud-Ouest et la région centrale du Sud de l’Ontario lorsque l’on prévoit une chute des températures à -20 °C ou inférieures, et que les températures maximales prévues ne dépassent pas -10 °C. Dans le reste de l’Ontario, on émet ces avertissements quand on prévoit que les températures minimales descendent à -30 °C ou en dessous, et que les températures maximales ne devraient pas excéder -20 °C. » (Environnement Canada, 2005)

 

Description

Les vagues de chaleur et les vagues de froid sont dues à l’amplitude des variables météorologiques au sol, notamment la température de l’air et les occurrences de températures extrêmes. Ces variations sont dues principalement à la circulation atmosphérique. Les effets des vagues de chaleur et de froid varient en fonction du niveau d’adaptation des collectivités aux températures extrêmes. Plusieurs autres facteurs influent sur les effets des vagues de chaleur et de froid, notamment : leur fréquence, leur violence et leur durée.

Dans le cas des vagues de chaleur, l’humidité et les températures nocturnes minimales peuvent aussi influer sur la gravité des conséquences. Des taux d’humidité élevés accompagnent souvent les vagues de chaleur. L’humidité peut accentuer la perception de la chaleur. Comme elle limite la capacité de thermorégulation du corps humain, elle peut engendrer une aggravation des troubles de santé. Les températures nocturnes minimales lors d’une vague de chaleur peuvent également influer sur ses conséquences. Des températures nocturnes basses peuvent permettre un répit contre la chaleur. Si les températures nocturnes minimales demeurent élevées, les conséquences peuvent être plus importantes.

 

Risque secondaire – Mauvaise qualité de l’air

L’air contient divers agents polluants dont la concentration varie d’un lieu à l’autre. Certains d’entre eux, notamment le « smog » (ozone au niveau du sol), sont créés par une série de réactions photochimiques complexes de certains agents polluants à la lumière du soleil. Les conditions favorisant l’apparition de smog comprennent : des conditions de trafic intenses, une lumière du jour claire, des vents calmes et des températures élevées. La température détermine la durée de formation du smog. Ainsi, plus la température est élevée, plus la formation du smog est rapide. Un trafic important émet des produits chimiques nécessaires à la production du smog. Une vitesse éolienne faible peut empêcher la dispersion du smog.

Les vagues de chaleur étant souvent associées à un ciel clair et des vents calmes, la qualité de l’air peut être significativement réduite durant ces périodes. La mauvaise qualité de l’air contribue aux troubles de santé chez les humains et les animaux et peut en occasionner, détériorer l’environnement et réduire la visibilité.

Les conséquences d’une vague de froid peuvent être accentuées par un refroidissement éolien conséquent. Selon la définition d’Environnement Canada, le refroidissement éolien, qui aggrave les effets d’une vague de froid sur la santé en accentuant la déperdition thermique, correspond à « la température ressentie au niveau du visage sous l’effet combiné du vent et de la température réelle en marchant à une allure moyenne (4,8 km/h) ». Les vagues de froid peuvent durer plus longtemps que les vagues de chaleur.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Situations d’urgence liées au pétrole et au gaz naturel

Définition

Un évènement représentant une menace à la sûreté publique, aux biens, à l’environnement, aux infrastructures essentielles ou à l’économie de par la libération hors de contrôle de pétrole ou de gaz naturel depuis : 1) un pipeline; 2) des puits de pétrole ou de gaz naturel; 3) des installations de stockage ou des réseaux de distribution.

Description

Le pétrole et le gaz naturel sont des ressources naturelles produites à partir des molécules de carbone et d’hydrogène provenant de la décomposition de matière organique. La matière organique en décomposition s’accumule en couches dans des formations géologiques sur plusieurs millions d’années. Au fil du temps, la chaleur, la pression et les bactéries anaérobies transforment la matière organique en pétrole et en gaz. On trouve du pétrole et du gaz naturel dans diverses formations géologiques (Association canadienne des producteurs pétroliers [ACPP], 2010). On peut atteindre ces dépôts en creusant des puits.

On utilise le pétrole et le gaz dans de nombreux domaines :

  • pétrole – essence, carburant diesel, caoutchouc et fibres synthétiques, plastiques, pesticides
  • gaz naturel – chauffage, plastiques, engrais

Gaz naturel

Le terme « gaz naturel » désigne principalement le méthane et d’autres types de gaz tels que l’éthane, le propane, le butane, le pentane et d’autres hydrocarbures plus lourds. Il est naturellement inodore. On lui donne une odeur particulière en y ajoutant un odoriférant, le thiol. Cela permet de limiter le risque de situation d’urgence liée au gaz naturel en facilitant sa détection. On procède généralement à cette étape durant le traitement.

Certains des dangers associés au gaz naturel sont :

  • l’asphyxie : le gaz naturel est plus léger que l’air. S’il est libéré dans une vaste zone ouverte, il se dissipe et ne présente aucun risque pour la santé humaine. Par contre, s’il est libéré dans un espace clos, il peut déplacer l’air. Bien que le gaz lui-même ne soit pas toxique, il peut mener à l’asphyxie par privation d’air.
  • la combustion : le gaz naturel peut s’enflammer à basse concentration. Si la concentration de gaz naturel est trop élevée, la combustion est impossible du fait du manque d’oxygène, nécessaire à l’apparition du feu ou au déclenchement d’explosions. La combustion peut être déclenchée par diverses sources, telles que des allumettes, l’électricité et les brûleurs de veilleuse. Le point de combustion du gaz naturel se situe entre 593 °C et 649 °C (Transports Canada, 2008). Le gaz naturel brûle à des températures très élevées. Par conséquent, sa combustion génère une chaleur à fort rayonnement, ce qui peut entraîner la combustion de matériaux alentour.
  • l’explosion : la présence de gaz naturel dans un espace clos à des concentrations basses avec une source de combustion peut entraîner une explosion. En outre, le gaz naturel peut provoquer un type d’explosion particulier, appelé « explosion de vapeur en expansion à partir de liquide en ébullition ». De telles explosions sont possibles en cas de rupture d’un conteneur de gaz naturel liquéfié sous pression.
  • le sulfure d’hydrogène : le sulfure d’hydrogène peut exister sous la forme d’une impureté dans les réservoirs de gaz naturel. On appelle le gaz naturel contenant du sulfure d’hydrogène en concentration élevée du « gaz sulfureux ». Le sulfure d’hydrogène est très toxique pour les humains.

Pétrole

Le pétrole, ou pétrole liquide, est un mélange d’hydrocarbures liquides. La viscosité du pétrole est variable : il peut être aussi fluide que l’eau ou aussi épais que le goudron. On appelle cette forme de pétrole, préalable au raffinage, « pétrole brut ».

On distingue quatre types de pétrole brut :

  • Catégorie A : Pétroles légers et volatiles : ils sont très fluides et extrêmement toxiques pour les humains. Ce type de pétrole comprend l’essence et le carburéacteur.
  • Catégorie B : Pétroles non collants : ils sont cireux et moins toxiques pour les humains. Ce type de pétrole comprend le pétrole brut léger et le carburant diesel.
  • Catégorie C : Pétroles lourds et collants : de couleur sombre (brun ou noir), ils sont cireux ou goudronneux. Ils ne sont pas considérés comme très toxiques, mais peuvent avoir des effets graves sur la faune et la flore. Ce type de pétrole comprend la plupart des pétroles bruts.
  • Catégorie D : Pétroles non fluides : ils ne sont pas toxiques, mais peuvent avoir des effets conséquents sur la faune et la flore. Ce type de pétrole comprend les pétroles bruts lourds.

Certains des dangers associés au pétrole sont :

  • Déversements : un déversement de pétrole peut être extrêmement difficile à nettoyer. Il peut contaminer le terrain et pénétrer dans les voies d’eau. Ses conséquences pour la faune, la flore et les écosystèmes naturels peuvent être graves.
  • Incendies : les feux d’hydrocarbures dans les puits de pétrole, les pipelines ou les installations de stockage peuvent être extrêmement difficiles à enrayer du fait de l’abondance de combustible. La fumée produite par ces incendies peut contenir des particules et des composés chimiques nocifs pour les humains en l’absence de mesures de sécurité adaptées.

On peut répartir les situations d’urgence liées au pétrole ou au gaz naturel dans trois catégories en fonction de l’étape du processus d’extraction/production/transport à laquelle la situation d’urgence se déclare :

  • Puits de pétrole et de gaz naturel
  • Pipelines
  • Installations de stockage et réseaux de distribution
  • Puits de pétrole et de gaz naturel

Les puits de pétrole et de gaz naturel peuvent représenter un risque pour la sûreté publique, qu’ils soient exploités ou abandonnés. L’exploitation de puits peut représenter une menace si elle ne suit pas la procédure adaptée ou en cas de mauvais entretien des installations. De la même façon, les puits abandonnés peuvent représenter une menace si l’obturation n’a pas été effectuée correctement, ou bien en cas d’activités telles qu’une construction à proximité directe d’un puits dont on ignore l’existence.

Certains des dangers associés aux puits de pétrole et de gaz naturel sont :

• la perte de contrôle du puits (due à une erreur humaine ou à une défaillance matérielle)

• les incendies : les incendies peuvent être extrêmement difficiles à enrayer du fait de l’abondance de combustible. La fumée produite par ces incendies peut contenir des particules et des composés chimiques nocifs pour les humains en l’absence de mesures de sécurité adaptées.

• les déversements : le pétrole et le gaz naturel peuvent se déverser dans l’environnement. Le gaz naturel se dissipe dans les lieux ouverts.

• la libération de sulfure d’hydrogène (gaz sulfureux) : il est toxique pour les humains et pour d’autres formes de vie.

 

Pipelines

On peut classer les pipelines dans quatre catégories :

• les conduites d’amenée

     o acheminent le gaz et le pétrole brut des puits aux raffineries et aux installations de transmission.

     o acheminent le gaz stocké en terre des puits aux stations de compression.

• les pipelines principaux

     o acheminent le pétrole brut, le gaz naturel liquide et les produits pétroliers raffinés vers les raffineries, les usines pétrochimiques et les centres de consommation.

• les systèmes de transport du gaz

     o transportent le gaz naturel sous haute pression vers les centres de consommation.

• les entreprises de distribution locale

     o livrent le gaz naturel sous basse pression aux consommateurs.

 

Les dangers liés aux pipelines comprennent :

  • Libération de pétrole ou de gaz – La rupture d’un pipeline peut provoquer la libération de son contenu, qui peut se trouver sous haute pression. Les déversements de pétrole peuvent sérieusement détériorer l’environnement. Ils sont difficiles à nettoyer. En cas de rupture d’un pipeline souterrain transportant du gaz naturel, le gel ou les sols pavés peuvent pousser le gaz à suivre les conduites ou les fossés de services publics jusque dans les bâtiments (Transports Canada, 2008).
  • Effets de souffle : La pression sous laquelle se trouve le contenu au moment de la rupture du pipeline peut transformer certains objets en projectiles (souvent des pièces du pipeline lui-même), projetés en l’air à des vitesses élevées.
  • Incendies et explosions : Dans la grande majorité des accidents de pipelines, on n’observe pas de combustion.
  • Bruit : La libération du gaz naturel sous haute pression produit un bruit intense, qui peut entraîner des pertes d’audition et une désorientation pour les personnes se trouvant à proximité du point de rupture du pipeline.

 

Installations de stockage et réseaux de distribution

Le pétrole est stocké dans les raffineries et les terminaux de produits jusqu’à ce qu’il puisse être raffiné avant que le produit fini ne soit livré aux consommateurs. On stocke une certaine quantité de gaz naturel, en particulier pendant les beaux jours, pour être en mesure de répondre au pic de demande attendu pendant la saison froide, quand le produit est utilisé pour le chauffage. De nombreuses installations dans lesquelles on stocke du gaz naturel utilisent des réservoirs souterrains pour limiter le risque d’explosion ou de fuite pouvant affecter le public.

Les dangers liés aux systèmes de stockage et de distribution comprennent :

  • les explosions : la présence de réservoirs de stockage pleins augmente le risque d’explosion violente du fait de la quantité de combustible stocké. Certains sites de stockage se situent à proximité de grandes zones commerciales et résidentielles, alors que d’autres, autrefois isolés dans des zones rurales, sont à présent cernés par des projets de développement. Les incendies impliquant des stocks de propane peuvent entraîner de fortes explosions appelées « explosions de vapeur en expansion à partir de liquides en ébullition ».
  • les déversements : en cas de corrosion ou de rupture des réservoirs de stockage ou du réseau de distribution.

*Source : L’information ci-dessus provient de l’identification des dangers et évaluation des risques, province de l’Ontario, gestion des situations d’urgence, Ontario, 25 janvier 2012.

 Plan d’évacuation

Map of evacuation areasZones d’évacuation de Cornwall : les routes principales sont indiquées sur la carte. La ville de Cornwall est divisée en 10 zones. L’avenue McConnell est « Réservée aux véhicules d’intervention d’urgence » : elle ne doit pas servir à l’évacuation.

Utilisez la route principale depuis votre domicile ou votre lieu de travail aux fins d’évacuation.

Lors d’une situation d’urgence, il est par ailleurs conseillé d’écouter les stations de radio locales pour obtenir de plus amples renseignements.

Cliquez ici pour voir la carte des zones d’évacuation en plus grand format.

 Renseignements sur le programme de gestion des situations d’urgence
 
 À propos du programme de gestion des situations d’urgence de la ville de Cornwall
La Loi sur la protection civile et la gestion des situations d’urgence, L.R.O. 1990, chap. E.9 et les normes et règlements connexes exigent la mise en place d’un programme de gestion des situations d’urgence obligatoire auquel toutes les municipalités ontariennes doivent prendre part. Le programme de gestion des situations d’urgence comprendra les volets suivants :
  • la sélection d’un coordonnateur communautaire de la gestion des situations d’urgence (CCGSU);
  • la formation d’un comité responsable d’un programme communautaire de gestion des situations d’urgence;
  • la publication d’un plan communautaire approuvé à suivre en cas de situation d’urgence;
  • l’installation d’un centre communautaire de gestion des situations d’urgence adapté;
  • l’élaboration de moyens communautaires d’intervention d’urgence adaptés;
  • la réalisation d’une formation et d’exercices annuels, à l’intention, notamment, du groupe de contrôle des interventions d’urgence et des employés de la municipalité au sujet de la prestation des services nécessaires et des procédures d’intervention d’urgence et des opérations de rétablissement;
  • l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme de sensibilisation et d’éducation du public portant sur les risques pour la sûreté publique et sur la préparation du public aux situations d’urgence;
  • la désignation des responsables de l’information pour la collectivité en cas d’urgence;
  • la réalisation d’un examen annuel du programme communautaire de gestion des situations d’urgence.
 Mission et objectifs

La mission du bureau de gestion des urgences de la ville de Cornwall est de garantir le plus haut niveau de préparation aux situations d’urgence aux visiteurs et aux citoyens de Cornwall. Notre objectif est de sauver des vies et de protéger les biens et l’environnement par la prévention, l’atténuation, la préparation, l’intervention et les opérations de rétablissement.

  • Prévention : mesures visant à éviter une situation d’urgence ou une catastrophe.
  • Atténuation : mesures visant à réduire les effets d’une situation d’urgence ou d’une catastrophe.
  • Préparation : mesures prises avant une situation d’urgence ou une catastrophe pour garantir l’efficacité de l’intervention. Ces mesures comprennent l’élaboration d’un plan d’intervention en cas de situation d’urgence, de la formation, des exercices, ainsi que de l’éducation et de la sensibilisation du public.
  • Intervention : mesures visant à faire face à une situation d’urgence ou une catastrophe.
  • Rétablissement : mesures de rétablissement suivant une situation d’urgence visant à ramener la zone de la ville de Cornwall touchée par une catastrophe à la normale. 
 Groupe municipal de contrôle des situations d’urgence
 

Le déclenchement du plan de gestion des situations d’urgence de la ville de Cornwall entraînera la convocation du groupe municipal de contrôle des situations d’urgence au centre de gestion des situations d’urgence. Le groupe municipal de contrôle des situations d’urgence agit en tant qu’organe de coordination et de gestion de la prise de décision aux fins d’évaluation des évènements en temps réel et de détermination d’un plan d’action cohérent pour surmonter des obstacles précis. Le groupe municipal de contrôle des situations d’urgence est responsable du maintien des activités dans l’ensemble de la collectivité, et agit en tant que centre de soutien pour permettre au gestionnaire du site d’organiser la fourniture des ressources et des connaissances demandées. La composition du groupe municipal de contrôle des situations d’urgence de la ville de Cornwall varie en fonction de la nature de la situation d’urgence, mais peut comprendre les agents publics suivants :

  • le maire
  • l’agent principal de l’administration
  • le coordonnateur communautaire de la gestion des situations d’urgence
  • le chef du service de police communautaire de Cornwall
  • le chef du service de lutte contre l’incendie de Cornwall
  • le chef des services paramédicaux de Cornwall SDG
  • le responsable de l’information en situation d’urgence
  • le secrétaire municipal
  • le médecin hygiéniste
  • le gestionnaire municipal des infrastructures et des travaux municipaux
  • le gestionnaire des services sociaux et des services de logement
  • le trésorier

Ce groupe d’agents publics dirigera l’ensemble des interventions d’urgence. Ses membres seront responsables de la prestation des services essentiels nécessaires à l’atténuation des effets de la situation d’urgence sur la municipalité. Lorsqu’ils se trouvent au centre de gestion des situations d’urgence, les membres du groupe municipal de contrôle des situations d’urgence se réunissent régulièrement pour se tenir au courant des mesures prises et des difficultés rencontrées (cycle de fonctionnement). L’agent principal de l’administration préside le groupe municipal de contrôle des situations d’urgence et détermine la fréquence des réunions ainsi que les points à l’ordre du jour. Les membres du personnel municipal et les représentants d’autres organismes d’appui peuvent rejoindre le groupe ou en être retirés en fonction des besoins dictés par la situation d’urgence. Pour plus de renseignements sur les responsabilités du groupe municipal de contrôle des situations d’urgence, consultez le plan de gestion des situations d’urgence de la ville de Cornwall. 

 Comité de gestion des situations d’urgence
L’objectif du comité de gestion des situations d’urgence est de servir le bureau de la gestion des situations d’urgence de la ville de Cornwall à titre de comité consultatif, en offrant des conseils en matière d’élaboration, de mise en œuvre et de maintien du programme de gestion des situations d’urgence de la collectivité. Les réunions du comité ont généralement lieu en janvier, en avril, en septembre et en novembre. La formation d’un comité de ce type est une étape clé de l’organisation des procédures de gestions des situations d’urgence à l’échelon local. Le coordonnateur de la gestion des situations d’urgence préside le comité de gestion des situations d’urgence de Cornwall, composé des représentants des organismes de premiers répondants et d’appui suivants :
  • Radio Amateur Service d’urgence (ARES)
  • la Société canadienne de la Croix-Rouge
  • le bureau du greffier de Cornwall
  • l’hôpital communautaire de Cornwall
  • le service de police communautaire de Cornwall
  • Cornwall Electric
  • le service des finances et de l’administration de Cornwall
  • le service de lutte contre l’incendie de Cornwall
  • le service des ressources humaines de Cornwall
  • le service des infrastructures et des travaux municipaux de Cornwall
  • le bureau de l’agent principal de l’administration de Cornwall
  • le bureau du maire de Cornwall
  • le service de la planification, du développement et des loisirs de Cornwall
  • les services paramédicaux de Cornwall SDG
  • les services sociaux et du logement de Cornwall
  • le bureau de santé de l’Est de l’Ontario
  • le représentant officiel élu
  • le bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations d’urgence
  • l’industrie
  • Ontario Power Generation
  • les commissions scolaires locales
  • l’Armée du Salut
  • l’Ambulance Saint-Jean
  • Union Gas
  • autres
 Centre de gestion des situations d’urgence
Le centre de gestion des situations d’urgence est le lieu de réunion désigné du groupe de contrôle communautaire pour gérer la situation d’urgence. Son rôle est essentiel pour le processus de direction centralisée et de coordination de l’intervention d’urgence et des efforts de rétablissement. Le centre de gestion des situations d’urgence est équipé d’un générateur, de lignes téléphoniques sécurisées individuelles, de radios, d’annuaires d’urgence, de tableau à feuilles, de cartes et de tout autre article de papeterie nécessaire. Si le centre de gestion des situations d’urgence ne peut pas être utilisé, deux centres de remplacement sont prévus.
 Programme d’éducation et de sensibilisation du public
La ville de Cornwall dispose d’un programme éducatif et de sensibilisation du public à la gestion des situations d’urgence. Il vise à présenter aux citoyens l’importance d’une préparation adéquate aux situations d’urgence ainsi que la marche à suivre pendant et après une situation de ce type. Ce programme vise à renforcer la sensibilisation des citoyens aux activités communautaires de gestion des situations d’urgence, par exemple en leur rappelant l’existence d’un plan d’intervention d’urgence à jour et faisant l’objet d’exercices annuels. Ce programme, fondé sur les risques, fournit des renseignements précis à des publics cibles pour leur indiquer comment ils peuvent réduire les risques de blessure, de décès, de pertes de biens, de dégâts environnementaux dans des situations d’urgence particulières. Les méthodes de communication des messages de sensibilisation d’urgence au public comprennent :
  • les brochures, les trousses d’information et les prospectus
  • les renseignements publiés en ligne
  • les annonces publiques sur support imprimé ou diffusées à la radio ou la télévision
  • les supports publicitaires : tableaux d’affichage, affiches extérieures
  • les allocutions : conférences auprès d’organismes, d’écoles et de groupes communautaires
  • les évènements publics : organisation de festivals, de spectacles
  • les exercices : simulations de situations d’urgence et formations
  • les articles de fond : journaux, périodiques
 Exercices et formation aux situations d’urgence

La ville de Cornwall organise une formation et des exercices de simulation annuels pour évaluer le plan d’intervention d’urgence. Notre objectif est de former notre personnel, d’éduquer le public, de procéder à des essais des installations et du matériel et de renforcer la coopération entre les premiers répondants, les services municipaux et les intervenants de la ville. L’évaluation par le biais de formations et d’exercices fait partie intégrante du plan d’intervention d’urgence, et nous prenons cet élément au sérieux. Ce volet est conçu pour évaluer les procédures d’urgence qui fonctionnent et pour définir celles qui doivent être améliorées. Notre formation annuelle est sélectionnée en fonction de son objectif, du niveau d’entraînement, des risques auxquels nous sommes exposés, ainsi que des ressources humaines et matérielles auxquelles nous avons accès. Parmi les méthodes employées par la ville de Cornwall, on peut citer :

  • Exercices sur papier : ils commencent par un scénario d’ouverture, suivi d’une série d’indications fournies aux joueurs sur support papier. Ces indications peuvent être des renseignements, des questions ou des requêtes que l’on serait susceptible de recevoir dans une situation d’urgence réelle. Les discussions entre les joueurs leur permettent de prendre des décisions, de formuler des recommandations et de définir des mesures d’intervention et des procédures de communication possibles. En règle générale, lors d’exercices de grande ampleur, les joueurs se comportent de manière très similaire à ce que l’on observe en situation réelle.
  • Exercices sur table : ils sont similaires aux exercices sur papier, mais les joueurs décrivent leurs réactions en utilisant des cartes, des maquettes et du matériel.
  • Exercices de télécommunication : les participants utilisent des radios et des téléphones pour transmettre de l’information et ainsi tester le système de télécommunication.
  • Exercices de notification : la procédure de notification du plan d’urgence est déclenchée, ce qui permet de la tester et de confirmer que l’on dispose des bonnes coordonnées. On peut éventuellement demander aux destinataires de la notification de se réunir au centre de gestion des situations d’urgence.
  • Simulations : simulation d’une situation d’urgence sur un site donné avec déploiement des premiers répondants, d’équipes spécialisées, de véhicules, de matériel et éventuellement, la simulation de pertes humaines. Généralement, on active aussi le centre de gestion des situations d’urgence, et une communication est établie entre le centre et le site. 
 Identification des dangers et évaluation des risques (IDER)

Le protocole d’identification des dangers et d’évaluation des risques (IDER) de Cornwall a été adopté en mars 2010. Il fait l’objet d’un examen annuel : la dernière révision a été effectuée en décembre 2017. On définit un aléa comme un évènement ou un état physique comportant un danger de mort, de blessure, de dégâts matériels, de dégâts aux infrastructures, de pertes agricoles, de détérioration de l’environnement, de perturbations des entreprises, ou de tout autre type de dommage ou de perte (FEMA). Pour procéder à cette évaluation, on a commencé par étudier les 40 risques principaux auxquels la province est confrontée selon le bureau du commissaire des incendies et de la gestion des situations d’urgence (BCIGSU).

Le BCIGSU a aussi fourni une définition et une description de chacun de ces risques. On a procédé à une étude de l’historique des aléas que la ville de Cornwall a connus. Par ailleurs, on a sollicité l’opinion de spécialistes au sujet de l’occurrence de certains aléas malgré l’absence d’occurrences récentes. Par exemple, bien qu’aucun séisme majeur n’ait touché Cornwall depuis le 5 septembre 1944, la recherche sismologique indique que le risque de tremblement de terre dans la région demeure, car notre ville est bâtie sur une ligne de faille. Dans le Sud du Canada, la lente migration de la plaque nord-américaine vers le sud-ouest, à raison de quelques centimètres par an, crée des contraintes suffisantes pour provoquer des séismes le long des failles ou dans les zones de faiblesse, le long du Saint-Laurent, dans la vallée d’Ottawa ou sur la côte de l’Atlantique par exemple (cartes des dangers naturels au Canada – BPIEPC).

Une fois une liste exhaustive des dangers auxquels chaque collectivité est exposée établie, on a défini la probabilité et les conséquences possibles de chaque danger. Enfin, on a créé une grille d’évaluation des risques des collectivités, ce qui a permis d’établir une hiérarchie des risques auxquels la ville de Cornwall est exposée. Le protocole d’identification des dangers et d’évaluation des risques (IDER) de Cornwall constitue la base du programme de gestion des urgences fondée sur les risques.

Vous trouverez plus de renseignements ici - ressources en format PDF, anglais seulement:

 

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Bradley Nuttley
Coordonnateur - Sécurité communautaire et gestion des urgences
601 rue Campbell, Boîte 877, Cornwall ON, K6H 7B7
: 613-930-2787 ext. 2214
: 613-937-0245
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